18 février, mort de Louis de Frotté, le chouan normand

18 février 1800 : le comte Louis de Frotté, qui négociait sa reddition et disposait de sauf-conduits, est fusillé à Verneuil, sur ordre de Bonaparte, en même temps que six de ses officiers.

Né dans une famille protestante, il se convertit au catholicisme et fut le plus prestigieux chef de la chouannerie normande, réunissant sur son seul nom, en 1799, dix mille volontaires.

Thibaut de Chassey

Pour compléter la description de la mort de Louis de Frotté faite par Thibaut de Chassey (chef du Renouveau Français), voici une belle citation trouvée au bas d’une gravure du chouan normand :

Du plus lâche assassin tu péris par la rage ;
Tu combattis pour Dieu, tu mourus pour ton Roi,
Fier héros de l'honneur, victime de la foi,
De tout vaillant Français, Frotté, reçois l'hommage.

Le comte Louis de Frotté lui-même avait le sens de la formule, lui qui disait consulter d’avantage la voix de l’honneur que celle de la politique et, lorsqu’il appela le duché de Normandie à se soulever, il déclara La Religion, le Roi ou la mort ! voilà notre devise. Nous lui serons fidèles.

 

Effectivement, celui qui sera surnommé le lion de Normandie n’a rien d’un politique, car il a respecté cet engagement jusqu’à l’heure du lâche assassinat commandité par Bonaparte, qui avait piégé Frotté en lui faisant miroiter une Paix des Braves qui aurait enfin reposé son armée. Bref, le « Général en chef des Royalistes de Normandie » est non seulement un héros à honorer, mais un modèle à suivre !

18 février, mort de Louis de Frotté, le chouan normand

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